Le cas de la pilule du lendemain

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Parce que gratuite pour les mineures, disponible sur simple demande et que sa prise reste anonyme, l’usage de la pilule du lendemain s’est largement développé.
En 2000, 11,5% des femmes de 15-19 ans y avaient recours. En 2012, 40%, et en 2015, plus de 50% ! Cette méthode d’IVG, régie par la législation sur l’IVG, est devenue un contraceptif, et n’entre pas dans les statistiques des 220000 avortements annuels pratiqués en France.

La banalisation de l’avortement et sa consécration comme un droit fondamental tendent à en faire une méthode de contraception de plus, quand toutes les autres ont échoué. Loin de limiter le nombre d’avortement, la contraception, par les changements comportementaux qu’elle provoque, contribue même à l’augmenter.
L’Ined le reconnait dans son rapport de 2015 pour les quarante ans de la loi Veil : « Depuis les années 1970, la diffusion des méthodes efficaces de contraception a permis de diminuer la fréquence des grossesses non souhaitées mais lorsqu’elles surviennent, le recours à l’IVG est plus fréquent, et finalement le nombre total d’IVG n’a pas baissé. »

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