Mon Fils,
Hier soir, au moment de la prière, tu n’as pas résisté à demander plus de détails sur ces hommes que je confiais au Seigneur, et qui s’apprêtent à voter bientôt une loi effrayante. Tu n’as pas encore 6 ans, et me voilà tenu de te confronter à certaines injustices dont j’aimerais pouvoir te protéger. Tu n’as pas encore 6 ans et c’est pourquoi je n’ai pu que semer une graine hier soir. Mais j’ai aussitôt eu besoin de t’écrire… pour plus tard, quand tu seras un peu plus grand. Parce que je ne peux pas aujourd’hui prédire quelle société nous te laisserons. Je ne saurais me laisser aller au désespoir, bien sur, mais d’une certaine manière, on ne peut pas dire que je sois rempli d’optimisme.
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