Contraception et baisse de l’IVG, pourquoi ça ne marche pas ?

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On pourrait penser que l’accès de plus en plus large à la contraception est un bon moyen d’éviter le recours à l’IVG. Force est de constater qu’il n’en est rien.
Comment donc expliquer que malgré une contraception très répandue, le nombre d’avortement ne cesse d’augmenter ? Plusieurs raisons l’expliquent.

La première est comportementale, et touche davantage les jeunes femmes. La demande de planification des naissances est en croissance constante. La société devenant de plus en plus exigeante sur l’éducation des enfants, et de moins en moins responsabilisant en général, on considère qu’il y a un âge idéal pour devenir parent, et même un écart idéal entre les enfants. La contraception généralisée encourage un comportement sexuel de plus en plus débridé. Son efficacité n’étant évidemment pas totale, les femmes qui démarrent une grossesse ont de plus en plus facilement recours à l’avortement.

D’autre part, la contraception chimique à fait l’objet d’une crise de confiance parmi les femmes. Outre les dangers environnementaux qu’elle comporte par le rejet d’ingrédients contraceptifs dans les urines, le scandale de 2013 sur la pilule Diane 35, reconnue comme cause directe de la mort de plusieurs dizaines de femmes, a conduit beaucoup de femmes à ne plus les utiliser, parfois du jour au lendemain. Cela explique une partie de l’augmentation du nombre d’IVG.

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