The american way of « prolife » 

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Jeune, dynamique et animé d’un esprit foncièrement positif, le mouvement pro life aux Etats-Unis n’a jamais été aussi fort. Famille chrétienne a mené une enquête. Principaux éléments :

L’impulsion de Jean-Paul II

« Lorsque le caractère sacré de la vie avant la naissance sera attaqué, nous nous lèverons [we will stand up] pour proclamer que personne n’a le droit de détruire la vie avant la naissance ». Ces mots prononcés par Jean-Paul II lors de sa première visite aux États-Unis en octobre 1979 ne sont pas restés lettre morte : trente-huit ans après, jamais le mouvement prolife américain n’a été aussi puissant, organisé et attractif. Sa force est aujourd’hui indéniable et il est devenu incontournable pour les dirigeants politiques. Donald Trump ne s’y est pas trompé en choisissant comme vice-président Mike Pence, gouverneur de l’Indiana et opposant de la première heure à l’avortement. Présent cette année à la « March For Life » de Washington (une première pour un vice-président), Mike Pence y a déclaré : «Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas restauré une culture de la vie à travers l’Amérique. »

Une jeunesse

Au cœur du mouvement pro life américain, nous retrouvons une jeunesse décomplexée et formée. Sophia, 16 ans, explique : « Les jeunes sont très mobilisés pour cette cause, car ils se rendent de plus en plus compte qu’ils étaient encore, il n’y a pas si longtemps, dans la position d’être légalement tués ». Jeanne Mancini, présidente de la March For Life, confirme : « Nos jeunes sont des survivants de l’avortement. Dans leur salle de classe, quand ils regardent autour d’eux, ils savent qu’il manque un tiers de leurs camarades. »

Un maillage territorial

La seconde force du mouvement prolife est sa proximité et son maillage territorial dense. L’Amérique est en effet une vraie fourmilière d’initiatives de terrain en faveur de la vie : centres de grossesse,  maisons d’accueil pour les femmes enceintes, structures de mise en relation de femmes ne désirant pas garder leur enfant avec des familles adoptantes, aide spirituelle et matérielle aux femmes, propositions de solutions alternatives aux femmes se rendant au Planning Familial, philosophie prolife etc …

Un état d’esprit positif

L’état d’esprit des prolife américains se veut à la fois positif et constructif, à l’image de leurs actions sur le terrain. Une approche que le gouverneur de l’État du Kansas, Sam Brownback, a résumé en deux mots lors de l’édition 2017 de la March for Life : « True and love ». Vérité et amour.

En parfait cohérence avec ces mots Jeanne Mancini poursuit : «L’objectif principal à nos yeux n’est pas d’abord de changer la loi, mais de changer les cœurs et les esprits en créant une culture où l’avortement deviendrait impensable, où il n’y aurait plus de besoin ni de désir d’avorter. En changeant les cœurs, nous changerons la loi. Car les lois suivent ce qui se passe dans la culture. »

Un combat pour les femmes

« Le mouvement prolife est un mouvement pro-femme », ne cesse de répéter la présidente de la March for Life qui déclare défendre « le bébé à naître, mais aussi la dignité de chaque femme car les deux sont inséparables. »

Une mobilisation chrétienne

Dans une Amérique profondément religieuse, il convient de ne pas oublier le rôle central de la foi et des Églises catholique et protestantes évangéliques dans le dynamisme prolife. Chaque March For Life débute par des prières de représentants religieux qui se succèdent à la tribune, prononçant le nom du Christ à de nombreuses reprises. Pour Jeanne Mancini,  « la prière est la chose la plus importante » dans la lutte spirituelle qu’est le combat contre l’atteinte à la vie naissante.

 

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