40 000 personnes réunies pour la Marche pour la vie

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De la porte Dauphine à la place du Trocadéro, ce sont plus de 40 000 personnes qui ont courageusement bravé la pluie dans les rues de Paris pour la Marche pour la vie ce dimanche.

14h30, dimanche à Paris, les manifestants de la 12e Marche pour la vie se regroupent place Dauphine. L’attention de nombreux jeunes en k-way coloré et sweats « J’aime la vie » est à peine détournée par quelques Femen. Ils écoutent plutôt les experts qui se succèdent à la tribune. Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, rappelle que « 55% des Françaises estiment que le nombre d’avortements n’est pas quelque chose de normal mais de préoccupant » et revendique une « culture de la vulnérabilité ». Il compare tous les embryons supprimés à des « secrets de famille » dont personne ne veut parler mais qui empêchent la société d’avancer. Cécile Edel, présidente Choisir la vie, rappelle que « la vie humaine est sacrée ». Le cortège se met en marche vers le Trocadéro, sous une forêt de parapluies. La sono reprend le tube de France Gall « Résiste ! » tandis que toutes les générations hurlent « Un grand oui à… la vie! »

Ils sont d’abord là pour alerter sur la banalisation de l’avortement, mais aussi contre la possible légalisation de la PMA, GPA, et euthanasie. Même s’ils sont sans illusion sur la volonté du gouvernement de revenir sur la légalisation de l’IVG, votée en 1975, ils s’adressent parfois au chef de l’Etat: « Macron, Macron, fais gaffe à l’embryon », espérant que leur voix porte lors de la révision des lois bioéthiques. « On est des minorités créatives et on prêche dans le désert, confie Mgr Aillet, protégé de la pluie par son béret, mais Jean-Baptiste ne prêchait-il pas dans le désert ? » Un désert de… 40 000 personnes quand-même, selon les organisateurs, où beaucoup de prêtres ont pris la peine de se déplacer, comme Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, ou le père Hubert Lelièvre, qui a présidé la veille une « veillée pour la vie », à Saint-François Xavier, dans une église archi comble.
Au Trocadéro vers 17h, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, précise que « Les animaux sont protégés par les sociétés protectrices des animaux, ce qui n’est plus le cas du petit de l’être humain». Madeleine émeut la foule avec son témoignage d’infirmière dans les blocs opératoires qui pratiquent l’IVG. Emile Duport, vice-président de la Marche pour la vie, met une ambiance incroyable avec sa guitare en parodiant des tubes : « J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie», jusqu’à faire danser l’abbé Vincent de Mello. Les affiches commencent à prendre l’eau. Les plus sportifs parlent déjà de se retrouver au semi-marathon du 4 mars à Paris pour « Courir pour la vie », au profit de la fondation Lejeune. Les « pro-vie » sont plus que jamais déterminés à défendre l’intérêt des plus fragiles. »

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