Mgr Aillet apporte son soutien à la Marche pour la Vie

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Encouragement à marcher pour la vie

Dans son exhortation apostolique La joie de l’Evangile, le Pape François nous invitait à prendre soin des plus faibles, en précisant : « Parmi ces faibles, dont l’Eglise veut prendre soin avec prédilection, il y aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin d’en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher » (n. 213). Il écrivait encore sans ambiguïtés : « Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine » (n. 214).
Depuis le début de son pontificat, le Pape François ne perd aucune occasion de rappeler la dignité inviolable de la vie à naître. C’est ainsi que devant le Corps diplomatique, le 8 janvier 2018, en centrant son discours sur le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle  des droits de l’homme, il a redit de manière appuyée : « Après soixante-dix ans, il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés. Le premier d’entre tous ces droits est celui à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine (cf. Ibid., art. 3). Ce ne sont pas seulement la guerre ou la violence qui les compromettent. En notre temps, il y a des formes plus subtiles : je pense d’abord aux enfants innocents, rejetés avant même de naître ; non voulus parfois uniquement parce qu’ils sont malades ou malformés, ou à cause de l’égoïsme des adultes ».

Dans une société gagnée par ce que le Pape François appelle une « culture du déchet », la marche pour la vie est une manière positive, joyeuse et pacifique, de donner une belle visibilité au grand oui à la vie, qui passe par l’annonce, la célébration et le service de la dignité et de l’inviolabilité de toute vie humaine, depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle.

Je souhaite donc apporter mon soutien à la Marche pour la vie 2018. Moi-même, comme à chaque fois que mon agenda diocésain me le permet, j’y participerai, le dimanche 21 janvier à Paris. Je veux ainsi encourager tous ceux qui déploient, à longueur d’année, tant d’énergie, avec générosité et abnégation, pour défendre les plus petits et donner un droit d’expression aux plus innocents, qui sont sans voix et sans défense.

Ma participation à la Marche pour la vie ne m’empêche pas, par ailleurs, d’être bien conscient des situations très dures auxquelles beaucoup de femmes peuvent  être confrontées, et où l’avortement peut même, hélas, leur apparaître comme la seule alternative à leur profonde angoisse (cf. La joie de l’Evangile n. 214). Loin de porter aucun jugement sur les personnes, nous devons tout faire pour mieux les accompagner et les aider à trouver d’autres solutions, ou bien, le cas échéant, pour leur offrir un chemin de guérison et de pardon. Je ne saurais en ce sens trop recommander les « sessions Stabat » proposées par l’association Mère de Miséricorde, auxquelles il m’a été donné de participer.

Avec bien des évêques qui encouragent la Marche pour la vie 2018, avec le Pape François qui lui apporte chaque année sa bénédiction, je demande au Seigneur de bénir les organisateurs et les marcheurs, et je confie son succès à la Vierge Marie, Mère de la Vie.

 

+ Marc Aillet

Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

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